Tribune

Projet de loi sur le statut de l’artiste Acte II – Des divergences en vue ?

Le 9 Mars dernier s’est tenue la deuxième réunion publique sur la discussion du statut de l’artiste à la cité de la culture. Bien que l’affluence était moins importante qu’à la première réunion, l’ambiance était plus tendue. Cette deuxième séance a d’abord été pour monsieur le ministre des affaires culturelles Mohamed Zinelabidine de rappeler que le ministère ne peut être qu’un facilitateur du consensus et de l’accès des artistes à leurs droits et non une parti prenante du débat, que cette loi dépasse les personnes et les clivages politiques car elle répond à un besoin pressant des artistes quelques soient leurs aspirations. Il a rappelé aussi la difficulté d’atteindre ce consensus tant les champs d’activité, les métiers mais aussi les intérêts étaient divergents

Cette réunion était aussi l’occasion pour plusieurs artistes de rappeler la situation de certains d’entre eux qui vivent des conditions difficile et qui nécessite l’intervention du ministère. Occasion qu’a saisi le ministre pour rappeler que l’intervention du ministère n’est nullement une faveur mais un droit, le temps que le statut de l’artiste et les caisses sociales prévues avec rentrent en action.

Concernant le projet de loi en tant que tel, 2 positions s’opposaient : d’une part celle du groupement de syndicats menés par Mekdad Sehili (les 12 Syndicats qui ont appuyés la première version) qui ont unanimement rejeté la version proposée du projet (comportant 31 articles) de loi et de revenir ainsi à la première version à 41 articles.  Leurs principales revendications étant de garder l’importance de la carte professionnelle, la nécessité de faire appel aux professionnels lors des concerts publics, ainsi que les peines encourus en cas d’emploi abusif d’amateurs. De plus ils proposent de garder les taxes prévues sur les concerts donnés par des artistes étrangers. L’autre sujet sur lequel s’accorde ce camp est la nécessité et l’urgence de passer à l’action puisque les discussions et réunions ont déjà eu lieu, qu’elles ont été publiques et qu’elles ont permis à toutes les bonnes intentions. Ces voix ont par la même condamnés les tentatives de certains individus d’influencer le projet de façon isolée et sans proposer leurs avis lors de discussions publiques.

La deuxième position émane d’autres syndicats qui n’ont visiblement pas été invités (ou du moins qui n’avaient jusque là pas participé au débat) et qui proposent de refaire des commissions afin d’atteindre un meilleur projet.

La réunion a malheureusement tourné à une discussion sur la représentation syndicale et sur la légitimité des uns et des autres de représenter les artistes et d’être l’interlocuteur du ministère.

Discussion publique du projet de loi de statut de l'artiste

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