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Korg Tactile 49

L’élégant carton blanc renferme le clavier, deux manuels multilingues (présentation déroutante façon carte routière à déplier…), un code pour télécharger des logiciels (voir l’encadré) et un câble USB. Ce dernier est bien trop court : en effet, les connexions du taktile 49 se trouvent sur son côté droit, et l’on peut tout juste connecter le clavier en ayant par exemple son laptop placé derrière (les connexions sur le MacBook Pro étant du côté gauche…). Des économies de bout de chandelle, le câble forçant sur ses prises et donc sur celles du clavier et du Mac, d’autant que Korg insiste dans son guide des paramètres pour qu’on l’utilise plutôt qu’un autre…

Puisqu’on en est aux connexions, saluons quand même la présence d’un duo MIDI DIN In/Out (le clavier devient autonome avec un adaptateur secteur, hélas non fourni, comme c’est devenu la règle chez tous les fabricants), d’une entrée pédale interrupteur (pas de demi-pédale possible, on est dans l’interrupteur basique) et d’une autre contrôle continu (typiquement pour une pédale de volume ou d’expression).

L’ensemble est conçu dans un matériau plastique semblant résistant même si l’on peut appliquer une légère torsion au clavier en le saisissant sur ses côtés. Au menu, 16 pads sensibles à la vélocité, 49 touches semi-lestées (dont l’implémentation est légèrement inclinée, sensibles à la vélocité, mais pas d’aftertouch ? En 2014 ?), deux molettes (dont une assignable), sept interrupteurs dédiés aux contrôles des STAN, huit interrupteurs, huit faders et huit rotatifs, un Touch Pad (touch, x et y) et un slider tactile d’in/dé-crémentation, un arpégiateur (six types, 50 patterns) et un écran OEL qui, malgré sa petite taille (128×64 points) est parfaitement lisible et donne les indications nécessaires et suffisantes. Le clavier, étant USB Compliant, est alimenté dès branchement, et reconnu automatiquement dans les logiciels installés (il faut parfois cocher la case correspondante dans les préférences desdits logiciels). Précision : l’envoi de l’aftertouch peut être effectué via la ModWheel, même si ce n’est pas l’utilisation à laquelle on l’assigne d’habitude (leurs deux noms sont clairs, non ?).

Il pourra donc sembler étrange de devoir installer un driver MIDI sur le site de l’éditeur, ainsi que le plug-in CS Control Surface, mais ils seront indispensables pour la bonne gestion des STAN, Logic ou GarageBand (version 10 pour les deux) en ce qui nous concerne. L’essai a été effectué sans, le clavier est reconnu (il envoie les informations MIDI de base), mais on ne dispose absolument pas des raffinements prévus par le constructeur). On y téléchargera aussi le Korg Control Editor. On prendra aussi soin de bien lire les Read Me lors de l’installation des divers logiciels, car de nombreuses restrictions sont formulées (entre autres l’impossibilité d’utiliser deux taktile simultanément).

Tout d’abord, le tour du propriétaire : le clavier répond plutôt agréablement, avec une résistance légère, mais comme tous les claviers dans cette gamme de prix, les touches pivotent légèrement autour d’un axe horizontal. Rien de rédhibitoire cependant, et plutôt avec un jeu moindre que chez d’autres concurrents (voir aussi encadré Un comparo de poids…). Les boutons poussoirs et pads sont assez rassurants, les faders et rotatifs un peu moins, ces derniers bougeant beaucoup sur leur axe. Côté molettes, pas grand-chose à dire, à l’exception de la molette de pitch qui montrait vers le bas un cran (une résistance) en plus de celui central. Cran qui a disparu après que l’on a fait bouger la molette dans son logement de façon horizontale, mais qui revient de temps en temps.

Les deux pavés tactiles montrent une solidité augurant une longévité certaine. Attention cependant, le plastique du taktile marque dès la plus légère trace de gras, et le matériau des pavés tactiles n’y échappe pas.

Bilan

Très rapide : excellent clavier/contrôleur, qui pourrait atteindre le sans-faute dans sa catégorie, ne serait-ce l’absence incompréhensible (hors optimisation des coûts, bien entendu…) de l’aftertouch. Un manque pour moi rédhibitoire, mais qui pourra ne pas être d’une telle importance pour d’autres utilisateurs.

Ceux-ci y trouveront alors un ensemble très bien conçu, avec deux pavés tactiles, l’offre logicielle jointe étant de plus un apport considérable. Une option très sérieuse en tout cas, sous réserve que le fonctionnement en mode Native dans d’autres STAN soit aussi efficace que dans Logic (il n’y a a priori pas de raison d’en douter) et une inclusion dans la réflexion nécessaire avant toute prise de décision d’achat d’un clavier-maître dans cette catégorie. Il y a de fortes chances pour que la balance penche en sa faveur…

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