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Le fils du Cheikh : quand le cinéma et la musique ne font qu’un


 Le cinéma ressemble tellement aux autres arts ; s’il y a des caractéristiques éminemment littéraires, il y a aussi des caractéristiques théâtrales, un aspect philosophique, des attributs empruntés à la peinture, à la sculpture, à la musique.

Akira Kurosawa
La musique et le cinéma ont toujours formé une dualité explosive. C’est non seulement deux domaines artistiques qui se complètent mais on parle même de fusionnement et d’effet miroir. Parfois, si les plus grands films de l’histoire du 7ème art sont si mémorables, c’est bien grâce à leurs bandes sonores qui enrichissent l’image et l’immortalisent.
Le 28 mai a été l’occasion pour le public d’assister à un événement exceptionnel et inédit. Au sein de la cité de la culture, a eu lieu un ciné-concert autour d’un film muet, intitulé « Le fils du Cheikh ». Ce film datant de 1926 a été réalisé par George Ftizmaurice. Il raconte l’amour tumultueux d’Ahmed, le fils de Cheikh et de la danseuse Yasmine.
Ce genre de manifestation culturelle, en vogue depuis le début des années 2000, reste nouveau en Tunisie. La réussite de cette soirée on la doit à un travail acharné et à beaucoup d’investissement de la part de l’équipe qui a veillé à l’aboutissement de ce projet, mais également à l’idée audacieuse d’un homme exceptionnel: Hichem Ben Ammar.
Aussi, cet événement représente un challenge sur plus d’un plan puisque la musique a été composée spécifiquement dans le but de présenter l’histoire de ce film au spectateur. Jouer une musique à l’âme orientale pour faire écho à un film américain, était certes une belle combinaison.
Or, qui de mieux que les musiciens de l’orchestre national tunisien pour relever haut la main ce défi ? On remercie le professionnalisme et le zèle de ce corps musical soudé et dévoué qui, sous la direction bienveillante du maestro Mohamed Lassoued, montre toujours que la limite est à redéfinir constamment.
Publiée par Musicien.tn sur lundi 28 mai 2018
By |2018-06-22T22:35:43+00:00mai 30th, 2018|A la cité de la culture, A la une, Ramadan 2018, Reportages|0 Comments

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