Les « 24 parfums » : toute la beauté musicale de la Tunisie réunie sous le ciel de Carthage

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Les « 24 parfums » : toute la beauté musicale de la Tunisie réunie sous le ciel de Carthage

Lorsqu’il avait présenté sa nouba parfumée à la cité de la culture au printemps dernier, Mohamed Ali Kammoun avait déjà annoncé son projet ambitieux de réunir toutes les variétés musicales tunisiennes dans un seul spectacle sous le titre très intriguant des 24 parufms.

La musique est ce langage qui touche l’âme et séduit les sens. La musique est une divinité qui veille sur nous, pauvres mortels, pour nourrir et bercer nos rêves d’enfants d’une aventure olfactive et sensorielle dans les sentiers de la mémoire. 24 parfums dont chacun est issu des 24 gouvernorats de Tunisie. C’est aussi 24 secrets à déchiffrer et tout autant d’histoires à raconter encore et encore.

Le spectacle des 24 parfums est un lien invisible entre l’ancestral et le moderne auquel la musique donne une légitimité éternelle. C’est aussi la destination finale de ce voyage initiatique qui a mené cet amoureux de la musique dans chaque région de la Tunisie à la recherche de ses secrets. En effet, Mohamed Ali Kammoun s’est abandonné à l’appel de la musique en parcourant chaque recoin de ce beau pays qui est le nôtre.

Sur le chemin de la découverte des secrets cachés du patrimoine musical tunisien, Mohamed Ali Kammoun a réussi un défi qui n’est pas des moindres. Il est parvenu à réunir l’univers du classique et les chants anciens et promet d’offrir au public un spectacle aussi bien sensoriel que visuel. On aura droit à des chanteurs maitrisant le répertoire classique qui vont côtoyer des  machaiekh dont la seule formation musicale est la tradition orale. Des textes connus et documentés vont aller de paire avec des chants préservés dans la mémoire des ancêtres.

Les 24 parfums seront présentés en six tableaux complémentaires dont chacun aura un prélude musical : on aura tout d’abord la « nûba mâlûf », puis les parfums « shêwî » pour enchainer avec les « parfums bédouins » et les « parfums insulaires ». Aussi, l’audience de Carthage découvrira la « hadhra féminine » et la « suite soufi ».  Le violon va cotoyer la darbuka, le kanun rendra hommage au bendir et au tbal. Des musiciens de formation classique donneront le rythme au rboukh et à la gasba; et on aura également des voix d’opéra qui s’aventureront sur les sentiers de la Hadhra notamment la jeune soprano Lilia Ben Cheikha que l’on a déjà vu sur scène avec l’OST.

Vous l’aurez compris: on s’attend à un grand moment de musique et surtout à un hommage vibrant à la pluralité de la Tunisie. Nous sommes certains que la clôture du festival de Carthage sera mémorable et on souhaite la réussite à tous les artistes qui ont collaboré sur ce projet et on tout donné pour son aboutissement.

By | 2018-08-16T13:35:34+00:00 août 16th, 2018|A la une, Carthage2018, Ete2018, Reportages|0 Comments

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