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Adnan Chaouachi …périple d’un artiste

Un retour triomphal à Carthage...

Le 24 juillet, Carthage était en fête. Le festival le plus important de l’Afrique du Nord allait accueillir une figure fondatrice de la musique tunisienne: Adnan Chaouachi. Après une absence de 20 ans, il retrouvait la scène de Carthage qui gardait encore en mémoire ses concerts. Pour un événement d’une telle importance, il fallait faire appel à un maestro comme Abderrahmen Ayadi.

On avait commencé la soirée avec un morceau instrumental intitulé « Rehlat Fanén », signé Abderrahmen Ayadi. Cette ouverture était telle l’annonce du début d’un long voyage à travers la mémoire de plusieurs générations. L’instrumental était également au rendez-vous avec un solo de Abdelbasset Metsahel. En effet, il a présenté au public de Carthage son morceau « Istekhbar ».

A travers la programmation présentée, on avait noté que la collaboration entre Adnan Chaouachi et le parolier Habib Mahnouch a donné naissance à des titres comme « Ana Atrajak », « Ya Nass Mahla Al Sahar », « El Nass Ash Jralhom » ou encore « 3ibek »…. De plus, on a écouté des chansons comme « Najwa », qui est un texte de Abu Nawas et « Aleh ya Kalb » de Jlidi Aouni.

La chanson « Ahkili Aliha ya Baba » a marqué des générations. Cela fait 38 ans que Adnan Chaouachi avait chanté ce titre aux côtés d’une Sonia Mbarek qui n’était alors qu’une enfant. Aussi, lorsqu’il a commencé à interpréter ce classique incontournable, le grand maître s’est interrompu en disant « je ressens comme un manque… Dites-moi où est Sonia? ». Or, on pouvait la voir à la première rangée.

Elle était là pour rendre hommage à cet artiste qui a contribué à créer un moment clé de sa carrière. D’où, il était tout à fait élémentaire qu’elle monte sur scène pour reproduire la magie du passé. Le public, euphorique, répétait en choeur les paroles iconiques de cette chanson que l’on se transmet d’une génération à une autre. C’était un instant marqué d’une grande spontanéité que seul un artiste du calibre de Adnan Chaouachi pouvait nous offrir.

De même, ce pilier de la chanson tunisienne a tenu à intégrer un titre patriotique dans le programme de la soirée puisque le lendemain correspondait à la Fête de la République. Dans cette perspective, il a invité Rihab Sghairi pour interpréter « Toumouh ». Par la suite, ils ont partagé un duo émouvant sur « Chaghaltni », un titre composé et écrit par Ridha Kalaï. Un seul mot résumerait cette nuit : inoubliable !

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