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TARG : les racines ancestrales de la musique bédouine à la Cité de la culture


Le pôle Musique et Opéra du Théâtre de l’Opéra de la Cité de la culture a organisé un cycle musical baptisé « Roots in the City» ( des racines dans la Cité). Ainsi, lors de la soirée du 29 novembre, le public de la Cité de la culture a eu le plaisir de découvrir le groupe TARG. Ceux qui suivent l’évolution de Musicien.tn depuis le début de l’année, se souviendront sans doute des vendredis musicaux du Cinévog. En effet, c’est durant ce rendez-vous hebdomadaire que l’on vous avait fait découvrir le groupe TARG pour la première fois.

TARG est une histoire de passion aussi bien pour la musique bédouine que pour la Tunisie. Les membres de TARG qui se sont réunis en 2017, ont non seulement effectué un formidable travail de reconstruction et d’enrichissement avec leurs propres moyens, parfois limités; mais ils rêvent aussi de porter leur musique si particulière dans les quatre coins du globe pour honorer les multiples résonances de l’héritage musical tunisien. Bravant les obstacles et luttant pour s’imposer dans la nouvelle scène musicale tunisienne, le bassiste Nassim Belahsan et ses camarades se déchainent sur scène à chaque fois qu’ils sont face à des spectateurs curieux de percer les mystères de l’univers du « targ ».

Le terme « targ » fait référence à la mélodie bédouine. Il célèbre ses racines ancestrales et son histoire glorieuse. C’est un monde où l’on retrouve les échos de la vie des tribus et des grandes épopées qui glorifient la majesté d’une culture musicale née au coeur du désert. Dans le but de faire revivre cet héritage et de l’empêcher de se consummer dans l’oubli, ce jeune groupe de talentueux musiciens a effectué un travail de recherche colossal. Il s’agit essentiellement de préserver l’âme de cet immense patrimoine tout en y apportant de nouvelles sonorités afin de présenter ce genre musical sous un jour nouveau. Ce fut une célébration joyeuse où la batterie et la basse ont accompagné le mezoued et le nay. On a notamment écouté des titres indémodables comme « Laswed Magrouni »,  « Marth el hawe gattel », « Shash el 3gal» ou encore « 3jibni Laswmer » avec des sonorités modernes qui ont fait danser le public dans une salle où l’euphorie et la joie avaient triomphé.

By |2018-12-01T18:29:23+00:00décembre 1st, 2018|A la cité de la culture, A la une, Reportages, Roots in the City|0 Comments

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