Layali el Abdellyia 2017 : le Tarab traverse les générations

/, Layeli Abdelliya 2017, Reportages/Layali el Abdellyia 2017 : le Tarab traverse les générations

Layali el Abdellyia 2017 : le Tarab traverse les générations

Les amateurs de Tarab ont eu rendez vous avec le festival Layeli el Abdellyia qui s’est tenu cette année entre le 28 septembre et le 14 Octobre. L’édition 2017, la sixième de cette désormais tradition qui anime le centre culturel du  palais Abdellyia, a apporté son lot de nouveauté, nous a indiqué Saima Sammoud, la directrice du centre, puisqu’elle n’a plus lieu pendant la saison estivale mais à la rentrée, de quoi mieux répartir la vie culturelle tunisoise.

Autre nouveauté cette édition s’est concentrée sur le Tarab (qu’on pourrait traduire littéralement de transe, euphorie, qui désigne le style de musique classique, citadine tunisienne ou arabe) pour mieux affirmer son identité

Ce style qu’on croyait en danger tant les influences contemporaines sont multiples et omniprésentes dans les médias, se voit aujourd’hui porté par une jeune génération, et c’est à ces jeunes que le festival a rendu hommage.

Ainsi, la première soirée a été animée par Rami el Ourabi Chanteur et joueur de Ney, qui a interprété un florilège de pièces classiques en plus de plusieurs compositions personnelles.

Le 29 septembre c’était autour du spectacle Dyslexie de Mahmoud Turki, artiste compositeur interprète qui a notamment eu le prix des meilleurs paroles aux journées musicales de Carthage 2016.

La soirée du 30 septembre fut consacrée au spectacle Liqaa (rencontre) qui a réunit une pléiade de talentueux musiciens conduits par Hatem Frikha et Hilel Ben Amor autour d’une nouvelle vision et une nouvelle interprétation des standards de la musique arabe ils ont eu pour invitée Ines Chtourou l’une des belles voix du groupe Al Farabi qui a eu notamment plusieurs apparitions aux coté du maître Lotfi Bouchnak.

Le 6 Octobre ce fut autour de Meherzia Touil et Mohammed Ben Salah, accompagnés de l’orchestre national tunisien de présenter plusieurs œuvres qui ont marqué l’histoire de la musique arabe.

La clôture du festival a été l’occasion de rendre hommage l’une des figures emblématiques de la musique tunisienne, un artiste qui a marqué plusieurs générations à savoir Adnène Chaouachi. La première partie de la soirée a été assurée par le jeune talent Mortadha Chkioua. Par la suite Adnène Chaouachi a interprété ses propres chansons mais a rendu à son tour hommage à deux artistes qui nous ont quitté récemment à savoir le joueur de Kanun Taoufik Zghonda dont le fils Hatem Zghoda Trompettiste a interprété l’une des compositions de son père, de même il a rendu hommage au violoniste Mohamed Turki, en invitant son fils Houssem, lui même violoniste, à jouer un sama3i composé par son père.

By | 2017-12-27T10:49:13+00:00 octobre 23rd, 2017|A la une, Layeli Abdelliya 2017, Reportages|0 Comments

About the Author:

Saber Chtourou avatar