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“Une nuit à la cour” : les joyaux de la musique baroque

Le dimanche 17 novembre 2019 était synonyme d’un voyage dans le temps. En effet, nous étions retournés à l’époque des rois d’Europe avec un programme rendant hommage à la musique baroque. 

Dérivé du terme portugais « barroco » , signifiant “perle de forme inhabituelle”, le mot “baroque” est utilisé depuis le XIXe siècle pour décrire la période de l’Histoire de la musique européenne entre 1600 à 1750.  

Le contraste est un ingrédient important du drame d’une composition baroque. Ce n’est que jusqu’à la période baroque que le concept de mélodie et d’harmonie a réellement commencé à être articulé. 

En effet, et dans le cadre des efforts visant à imiter la musique ancienne, les compositeurs ont commencé à moins se focaliser sur la polyphonie complexe qui a dominé les quinzième et seizième siècles et davantage sur une seule voix avec un accompagnement simplifié.

L’Orchestre Symphonique tunisien et le Choeur de l’Opéra de Tunis ont donné un concert de musique baroque intitulé « Une nuit à la cour ». Cette soirée s’est déroulée sous la baguette du talentueux maestro Mathieu Braud et avec le flûtiste Luis André Bicalho comme invité d’honneur.

La présence d’un large public de mélomanes avertis a contribué à la réussite de ce concert. Ils se sont délectés de la virtuosité des 56 musiciens et chanteurs composants les deux formations orchestrales : l’audience était éblouie !

De l’Angleterre jusqu’en France, en passant par l’Italie et l’Allemagne, nous avons vécu un doux périple musical mettant en valeur des pièces phares de la période baroque. Le début du spectacle était l’occasion d’écouter le Te Deum de Marc-Antoine Charpentier (1643 – 1704 ), avec la participation du trompettiste Nicolas Baronnier qui était au premier balcon.

Par la suite, l’Orchestre a présenté La Danse des Sauvages, un extrait des Indes galantes, célèbre oeuvre du compositeur français Jean-Philippe Rameau (1683 – 1764). Il était élémentaire que la musique spirituelle de Bach ( 1685 – 1750) soit au rendez-vous. Ainsi, on a savouré son iconique Aria. Aussi, le Choeur de l’Opéra de Tunis a rendu justice à son Kyrie, qui était techniquement une épreuve de taille. 

L’oeuvre de Handel ( 1685-1759) était également présente avec son Arrivée de la Reine de Saba, extrait de son oratorio Salomon. Pour enrichir cette interprétation, les deux solistes, Luis André Bicalho et Lorenzo Fattorini, ont fait preuve d’une grande virtuosité. Nous mentionnerons aussi deux jeunes talents tunisiens qui ont participé à la soirée. Il s’agit de la soprano Ameni Kooli et du baryton Mohamed Amine Bouhlel.

Pouvait-on oublier Lully ( 1632-1687), la grande figure du baroque français? Pour rappeler la diversité de ses compositions, l’Orchestre nous a présenté une interprétation triomphale la Marche pour la Cérémonie des Turcs, et un extrait de l’opéra Isis, composé en 1677 à la cour du Roi Louis XIV; Le Choeur des trembleurs. 

Avec la période des fêtes qui approche à grands pas, l’interprétation du Hallelujah de Handel était un moment particulier. Les membres du Choeur de l’Opéra de Tunis avaient décidé de porter des accessoires rappelant la période de Noël. L’émotion était certes au rendez-vous pour ce concert de musique baroque !

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