OST

Vive l’Orchestre Symphonique Tunisien !

Hier soir a eu lieu le concert mensuel de l’orchestre symphonique tunisien. Comme à chaque rendez-vous, la file d’attente devant le théâtre était interminable. Les fidèles de l’orchestre ne manquant jamais à l’appel, des dizaines de personnes étaient là bien avant l’heure d’ouverture des portes. Deux nouveaux visages ont enrichi la grande famille de l’orchestre symphonique tunisien : le ténor Mohamed Khalil Essaied et la soprano Lilia Ben Chikha. Tantôt la poupée des oiseaux dans la charmille, tantôt l’inconsolable Madame Butterfly; elle a su démontré une versatilité étonnante et une technique assez impressionnante pour son jeune âge. L’émotion était là ! Entre joie et mélancolie, l’audience applaudissait, criait sa satisfaction et surtout : exigeait que le maestro n’oublie plus d’imprimer le programme la prochaine fois.

Glissant dans la peau du Prince Calaf, en reprenant Nessun Dorma, originellement joué en 1926 à La Scala de Milan, Mohamed Khalil Essaied a démontré une audace et un courage à respecter en s’attaquant à ce morceau rendu célèbre par nul autre que Pavarotti. Ce jeune ténor fera entendre parler de lui dans les années qui viennent et nous sommes certains que le travail acharné et la persévérance le mèneront loin. Cette soirée a également été l’occasion de présenter le violoniste Bacem Anas Romdhani, un jeune prodige du violon qui évolue en Europe. Il a joué le concerto en Mi Mineur pour violon de Mendelssohn. Voir le violoniste mettre son âme à nue, vivre chaque note comme une renaissance et une mort; telle est l’ultime manifestation de l’art.

Pour clore le concert en beauté, nous avons eu droit à une agréable surprise, comme seul Hafedh Makni en a le secret. En effet, Khalil et Lilia ont glissé dans la peau d’Alfredo et de Violetta pour reprendre Brindisi – la chanson à boire-, le célèbre extrait de la Traviata de Verdi, non pas une seule fois mais deux , au grand bonheur de la salle. La complicité entre les deux chanteurs lyriques et l’apparente amitié qui les liait étaient des ingrédients capitaux de la réussite de ce duo fort sympathique.

Aussi, le maestro a annoncé deux nouvelles incroyables ! Cet été ne sera pas comme les autres puisque l’orchestre offrira à ses fidèles un double rendez-vous avec des classiques universels : l’opéra Aida , et la Traviata , tous deux signés par Verdi. C’est avec une immense joie et un bonheur sans fin que l’on voit évoluer le paysage musical dans notre pays et que l’on fasse tous les efforts nécessaires pour apporter la culture de la musique classique et de l’opéra à un public plus large. Nous vous communiquerons ultérieurement les dates et tous les détails par rapport à ces événements majeurs. N’oubliez pas de consulter régulièrement notre page !

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