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Etoffe de Star….à la découverte de Youssef Oueslati

Qu’est-ce qui pousse un footballeur professionnel à tout quitter pour la musique ? La passion. La musique peut changer le destin d’une personne et métamorphoser son univers. La musique est cette rage de se reconquérir à travers la redéfinition de l’ordre établi. La musique est allier le talent à l’envie de rénover; le sens de l’aventure à un respect des origines. Ainsi, découvrons ensemble un jeune artiste tunisien fier de ses racines : Youssef Oueslati.

Souvenez-vous que l’on a découvert l’univers de Youssef Oueslati grâce aux vendredis musicaux du Cinévog. Lorsqu’il a présenté son spectacle Tukka Yava, ce fut un succès immédiat auprès du public. Sa musique est à la fois un travail sur le texte et les sonorités. Au-delà d’un immense travail de recherche, Youssef Oueslati fait revivre un héritage musical oublié et laissé à un passé lointain. Cet amoureux de la ville de Teboursouk a été grandement influencé par la musique locale qu’il a découvert durant les célébrations familiales. Cette première initiation a poussé le jeune Youssef à vouloir aller au-delà de ce premier contact et le voilà membre de la grande famille de l’ISMT.

Son objectif est clair, inchangeable : chanter sa région, honorer ses origines. Cet élève studieux a notamment côtoyé la prestigieuse institution Rachidia et a eu la chance d’apprendre de feu Zouhair Belhania. Aussi, il maitrise plusieurs instruments comme le Nay, le bendir, le luth… Mais l’ambition de cet artiste ne s’arrête pas là : il projette d’explorer des fusions inédites entre la musique bédouine et les sonorités afro et jazz. Liant ancienneté et modernité, préservation et prise de risque; le projet Tukka Yava annonce certes de belles perspectives.

Youssef Oueslati est un exemple honorable pour les jeunes artistes. On est conscient de la difficulté de l’artiste en Tunisie et de combien il est parfois difficile de créer en l’absence de mécénat ou de patronat de la part du ministère des Affaires Culturelles. Or, pour lui, il s’agit tout d’abord de vivre ce processus de créer de la musique, de se nourrir du plaisir d’explorer l’art et les techniques du chant bédouin. En effet, il fait de la musique une raison ultime. Une vocation et une manière de vivre. Pour réussir son chemin et enrichir la galaxie musicale Tukka Yava, Youssef Oueslati n’a pas manqué de citer les nombreux sacrifices demandés pour poursuivre cette initiative. Aussi, il a tenu à remercier son ami et collaborateur,  le joueur d’alto Mohamed Ghassen Abidi, de croire en Tukka Yava et de soutenir cette vision commune. L’émotion et la reconnaissance de Youssef , confirme que la musique est inévitablement une histoire de partage et d’amitié ou elle n’est rien.

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