Hommage

L’éternel Taher Gharsa… Un titan immortel

Tahar Gharsa , né le 16 mars 1933 à Tunis – décédé le 10 juin 2003 -, est un célèbre musicien et chanteur de malouf tunisien.

Il passa son enfance dans le quartier de Tourbet El Bey, situé dans la sublime Médina de Tunis, à proximité de la rue El Banna où vécut le grand maître Khemaïs Tarnane. Plus tard, il deviendra son élève et les deux artistes noueront par la même occasion une amitié indéfectible. Grâce à Tarnane, il s’initie au malouf tunisien et apprend l’art du muwashshah et la pratique du oud.

Ainsi, après les cours le petit Tahar, encouragé par son père mélomane, écoute et se passionne pour la musique avec des titres qui le marqueront à vie ! Il aimait écouter le charqi et tounsi, le malouf, le malhoune ou encore la soulamia, ce qui lui permet d’acquérir une bonne oreille musicale.

Par la suite, Tahar Gharsa sera chargé de cours à l’École normale supérieure de Gorjani, à l’Institut national de musique et à La Rachidia où il fait la connaissance des plus grands noms de la musique tunisienne comme Hédi JouiniMohamed Triki ou encore Salah El Mahdi.

À la mort de Tarnane, il est désigné pour s’occuper de La Rachidia jusqu’en 1965. On doit également à Tahar Gharsa la création de l’Association Carthage pour les chansons d’antan qui donnait ses spectacles au café Saf Saf de La Marsa et à Kobbet Lahoua.

En 1968, il dirige la chorale de la radio tunisienne pendant une douzaine d’années. Il se met ensuite à la composition de dizaines de wasla et de chansons populaires qui ne tardent pas à entrer dans le répertoire national :El Ouachma et Mechmoum El Fell  qui deviendra l’une des chansons tunisiennes les plus connues.

Aussi, vers les années 1990, il assure la direction artistique de La Rachidia avec le maestro Abdelhamid Ben Aljia. Sous sa direction, cette institution a été indéniablement métamorphosée. L’histoire de Tahar Gharsa est jalousement protégée par les murs de la Rachidia. Il a donné de son âme à ce lieu mythique, et on se souviendra toujours de lui comme l’un de ses piliers.

En 2003, peu avant sa mort, on a rendu hommage à cette figure légendaire du malouf et lui a été décerné l’Ordre national du mérite culturel. Tous les honneurs du monde ne pourront jamais égaler le nom de Tahar Gharsa. Cet amoureux de la Tunisie a tant donné à son pays et à son art que les pages de notre histoire garderont son nom à jamais.

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