Figures éternelles : Ahmed Hamza

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Notre passé est glorieux, riche de ceux qui ont en construit la gloire. Un certain 14 décembre 1930, une figure éternelle de la chanson tunisienne était née. Ahmed Hamza est une étoile qui brillera pour des siècles à venir dans le majestueux ciel de l’art aussi bien en Tunisie que dans le monde arabe.

Celui qui a collaboré avec les plus grands artistes de son temps comme Olaya, Hedi Kallel, Chafia Rochdi et Ali Riahi; est né dans une famille qui respectait et valorisait les arts. Il a notamment découvert le malouf grâce à l’enseignement de son père qui maitrisait également plusieurs instruments comme le luth et la mandoline.

Chanteur et compositeur de talent, ayant débuté sa carrière dans les célébrations familiales à travers des reprises de Farid Atrach et Mohamed Fawzi; Ahmed Hamza a oeuvré tout au long de sa carrière à l’essor de la chanson tunisienne non seulement à une échelle nationale mais également eu Europe et même aux Etats-Unis.  En effet, l’année 1958 marque sa rencontre avec l’immense Abdelwaheb durant son voyage en Egypte où il a enregistré plusieurs chansons pour la radio du Moyen-Orient et la Radio de la Voix des Arabes.

De même, ce grand artiste s’est essayé au 7ème art. Il est intéressant que Ahmed Hamza a eu une expérience cinématographique unique avec le cinéaste Amar Khlifi en 1967 avec un film intitulé « Al Fajr ( = l’Aube) ». Son répertoire demeure vivant jusqu’à nos jours de par son caractère accessible et agréable. Qui ne connait pas le sympathique « Chahloula » ou encore « sayyeda » ? On citera également « Ma9weni », « Jari ya Hammouda»…

La légende s’est éteinte le 14 mars 2011 à l’âge de 81. Toutefois, son héritage, sa discographie et son apport seront à jamais dans les mémoires. Que son âme noble repose en paix !