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Autour d’une oeuvre : La Forza del Destino de Verdi

Après le succès de son « Un ballo in Maschera » (Un bal masqué) dans les années 1850, Verdi s’était à peu près retiré de la vie publique et a choisi de mener une vie isolée, en s’installant dans sa ferme de Sant’agata. Aussi, il s’est retrouvé face au plus terrible des dilemmes pour un créateur : le syndrome de la page blanche. 

Disant à ses amis que ses jours de composition étaient terminés puisqu’il se sentait désormais incapable de produire la moindre note, il s’occupa simplement de la ferme et menait une existence tranquille.

Il a fallu toutefois qu’une grande délégation russe intervienne pour que le compositeur se remette au travail. En effet, le tsar Alexandre II de Russie charge le ténor Enrico Tamberlick de cette mission.

Bientôt, il eut quelques idées pour un nouveau projet, basé en partie sur une pièce de théâtre espagnole appelée « Don Alvaro » de Angel de Saavedra, Duc de Rivas. Verdi a insisté pour que son librettiste, Francesco Piave, associe d’une manière ou d’une autre, une œuvre du dramaturge allemand Friedrich Schiller intitulée « Wallensteins Lager ». Au final, une scène en sera adaptée.

Après une première représentation en Russie à Saint-Pétersbourg le 10 Novembre 1862, La Forza del Destino est devenue la source d’une superstition la désignant comme une oeuvre maudite.

Le baryton Leonard Warren est décédé sur scène en 1960 durant une représentation de La Forza del Destino. De même, Piave, auteur du livret de cet opéra, a finit sa vie dans le malheur et la misère. Cette même malédiction aurait empêché le grand Pavarotti de ne jamais jouer le rôle titre durant toute sa carrière. Aussi, le ténor Franco Corelli avait des rituels précis durant ses performances de l’oeuvre pour éviter le mauvais karma de cet opéra.  Véritable malédiction ou simple infortune ?

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