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Le Ministre des Affaires Culturelles fait le bilan de la 55ème édition du FIC

Monsieur Mohamed Zinelabidine a été l’invité de Hedi Zaiem sur les ondes de Mosaïque FM pour parler des festivals de cet été 2019.  Avec le franc-parler habituel de Hedi Zaiem et la transparence coutumière de monsieur le ministre, cette entrevue a été marquée par certains points sensibles, des questions esquivées et des silences.

Il a notamment abordé la réduction du budget accordé au FIC dont la 55ème édition, selon lui, a été un franc succès d’un point de vue commercial et a attiré un nombre important de festivaliers. Selon les derniers chiffres, les revenus de cette édition seraient estimés à 2.4 milliards de dinars, ce qu’il juge comme une réussite pour cette prestigieuse manifestation culturelle.

Lui demandant de comparer le Festival International de Carthage et le Festival International de Hammamet, le Ministre a affirmé que cette comparaison était improbable puisque, l’un est un site historique d’une capacité de 10.000 personnes, tandis que l’autre était « un théâtre de poche » qui ne pouvait pas dépasser les 1000 spectateurs.

« A quel pourcentage estimez-vous la réussite de cette édition? » a demandé Hedi Zaiem. Bien que jugeant qu’il s’agissait d’un avis relatif, la réponse du Ministre était de « 70 % ». Il a explicité que le souci primaire demeurait d’équilibrer le qualitatif et le quantitatif.

De même, parlant de la programmation, il n’a pas hésité à dire qu’il n’était pas favorable à l’inclusion de certaines soirées proposées par monsieur Mokhtar Rassaa – sans pour autant les mentionner. Son « intervention » n’a inclus que la soirée de la diva Latifa Arfaoui qui avait retrouvé Carthage après une longue absence, au plus grand plaisir de ses fans. 

Lui demandant si la collaboration avec Mokhtar Rassaa sera renouvelée l’année prochaine, monsieur le Ministre a répondu que c’est peut-être Mokhtar Rassaa qui n’aura plus envie de continuer l’aventure: devrons-nous nous attendre à une nouvelle nomination à la tête du festival ? A suivre… 

L’autre point important de cette interview a été l’événement Carthage Urban Fest. « Il était temps » comme l’a si bien dit Mohamed Zinelabdine que les rappeurs puissent se produire sur la scène de l’Amphithéâtre Romain de Carthage. Cette réforme structurelle assez révolutionnaire s’inscrit dans une vision d’avenir où on souhaite offrir des opportunités équitables à tous les artistes à travers une légalisation de leurs statuts professionnels. Ce sera désormais un événement annuel !

L’interrogant sur le souci épineux des invitations distribuées excessivement lors du festival, le Ministre a explicité la situation non sans un certain sens de la diplomatie. Notons que cette problématique a fait couler beaucoup d’encre et a provoqué un grand mécontentement sur les réseaux sociaux – aussi bien de la part des artistes que des festivaliers.

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