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La Nouba jouée à Carthage après 28 ans d’absence

Samir Agrebi est un musicien tunisien qui a collaboré avec les plus grands noms de la scène artistique tunisienne comme Amina Fakhet, Najet Attia, Sofia Sadok ou encore Chokri Bouzayen. Or, son nom sera toujours associé à la Nouba et à la Hadhra qui est une collaboration avec Fadhel Jaziri.

Au-delà d’un spectacle musical révolutionnaire pour l’époque puisqu’il a hissé le mezoued, musique populaire persécutée et dédaignée durant de longues années, à un rang privilégié; la Nouba de 1991 demeure un puissant chapitre de l’histoire de la musique tunisienne et un tournant décisif.

Une question pertinente s’invite à nos esprits : En quoi cette représentation est-elle différente de celle de 1991 ? Samir Agrebi a voulu que la Nouba du vendredi 20 septembre soit supérieure aussi bien au niveau du dynamisme des artistes sur scène, que de la synchronisation et de la puissance. 

De grands noms de la chanson populaire étaient présents comme Hedi Donia ou encore Belgacem Bouguenna. On aurait toutefois aimé revivre le spectacle avec ses icônes originelles comme Habouba, Salah Mosbah et Lotfi Bouchnak.

De même, la surprise de la soirée était le grand comédien Lamine Nahdi qui est monté sur scène pour partager un moment particulier avec le public de Carthage. Cette référence incontournable du one man show a fait de la représentation un moment privilégié.

Retrouver cet univers 28 ans après la toute première représentation carthaginoise avait néanmoins la douce saveur de la nostalgie. Il faut dire que le public avait soif de cette atmosphère caractéristique des années 90’. En effet, les spectateurs étaient assez nombreux, en dépit de l’incertitude des conditions météorologiques et étaient en totale harmonie avec la musique.

Saber

Multi-instrumentiste et créateur du site musicien.tn

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